Nos études de cas, à l’image de celle-ci consacrée à la Norme minimale TIC, donnent un aperçu de projets clients réels. Elles montrent comment nos solutions fonctionnent au quotidien : de manière compréhensible, évolutive et fiable. Nous exposons le contexte, les exigences et la mise en œuvre, puis illustrons la valeur ajoutée à travers des résultats concrets. Vous obtenez ainsi une image authentique de la manière dont différentes organisations déploient des solutions informatiques et de sécurité modernes. Nous remercions nos clients pour leur confiance et leur volonté de partager publiquement leur expérience.
Avec Lamprecht Transport AG, nous montrons comment un prestataire logistique suisse sécurise systématiquement ses accès privilégiés. L’entreprise se protège ainsi de manière ciblée contre les attaques internes. La Norme minimale TIC de la Confédération sert de cadre de référence. Le projet repose sur le passage à un modèle d’administration par niveaux et sur le Privileged Access Management avec rotation automatique des mots de passe. Il comprend également la surveillance exhaustive des actions des utilisateurs, administrateurs internes comme externes. Nous expliquons en outre comment les métadonnées collectées alimentent les analyses du prestataire SOC via Syslog. Enfin, nous montrons comment les mesures se rattachent à ISO/IEC 27001 et à la LPD révisée.
Basée à Bâle, Lamprecht Transport AG est une entreprise familiale suisse indépendante. Depuis sa fondation en 1945, elle fournit des prestations de transport et de logistique sur mesure. Elle est aujourd’hui dirigée par la troisième génération. Lamprecht compte plus de 300 collaborateurs, des succursales à Bâle, Zurich, Genève, Ramsen et Saint-Gall, ainsi que le centre logistique Wannenboden à Pratteln. Ses activités couvrent le fret aérien et maritime, le transport routier, les services douaniers, les transports de projets et les solutions logistiques. Or, dans le fret aérien et les chaînes d’approvisionnement internationales, la disponibilité, l’intégrité et la confidentialité des systèmes informatiques sont des facteurs de succès déterminants. Les accès aux systèmes critiques doivent donc être contrôlés, traçables et sécurisés, avec des preuves disponibles à tout moment.
L’impulsion est venue de Lamprecht elle-même : l’entreprise souhaitait renforcer sa sécurité informatique là où le potentiel de dommages est le plus élevé, à savoir les comptes privilégiés. En effet, quiconque dispose de droits d’administration peut contourner les mécanismes de sécurité, exfiltrer des données ou manipuler des systèmes. Lamprecht voulait donc se protéger efficacement contre les attaques internes, qu’elles émanent de ses propres collaborateurs ou de prestataires externes disposant d’un accès administratif. Parallèlement, toutes les actions des utilisateurs dans les sessions privilégiées devaient pouvoir être surveillées et retracées. Le passage à un modèle d’administration par niveaux a fourni le cadre structurel nécessaire. Ce modèle sépare strictement les comptes administratifs selon les niveaux des systèmes. Pour définir ses mesures, Lamprecht a choisi la Norme minimale TIC de la Confédération comme référence. Aujourd’hui suivi par l’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS), ce référentiel constitue une recommandation visant à améliorer la résilience des TIC.
Il repose sur le NIST Cybersecurity Framework. Il prévoit notamment des mesures concrètes pour la gestion des autorisations et des identifiants, ainsi que pour l’application du principe du moindre privilège. Il couvre également la surveillance des activités des collaborateurs et des prestataires externes.

Simon Löschke
Quatre exigences centrales ont guidé le projet :
- Protéger les comptes privilégiés contre les attaques internes : les comptes administrateurs des collaborateurs et des prestataires externes présentent le plus fort potentiel d’abus. De plus, des mots de passe statiques connus de plusieurs personnes accroîtraient encore ce risque.
- Imposer le modèle d’administration par niveaux : à chaque niveau, les administrateurs ne peuvent utiliser que les comptes prévus à cet effet. Cette règle devait donc être imposée techniquement, et non laissée à la discipline quotidienne.
- Surveiller les actions des utilisateurs et intégrer le SOC : les activités au sein des sessions privilégiées devaient être intégralement traçables. Leurs métadonnées devaient en outre alimenter les analyses du prestataire SOC externe.
- Apporter des preuves selon la Norme minimale TIC : les mesures relatives aux autorisations, aux identifiants et à la surveillance devaient pouvoir être clairement rattachées à ce référentiel reconnu. Leur mise en œuvre devait ainsi rester démontrable à tout moment.
Les seules règles organisationnelles s’imposent difficilement au quotidien. Quant aux journaux système classiques, ils signalent certes qu’un compte s’est connecté. En revanche, ils n’indiquent ni la personne réellement à l’origine de la connexion ni ce qui s’est passé pendant la session.
Dans le cadre du passage au modèle d’administration par niveaux, Lamprecht a déployé Syteca, avec la rotation automatique des mots de passe. Depuis, la plateforme gère les identifiants privilégiés de manière centralisée et chiffrée. Elle les attribue selon les rôles propres à chaque niveau et les renouvelle automatiquement à intervalles réguliers. Les administrateurs internes et externes accèdent aux systèmes cibles via les fonctions PAM de Syteca. Parallèlement, la solution enregistre chaque session privilégiée et l’enrichit de données contextuelles. Syteca transmet ensuite les métadonnées collectées au prestataire SOC via Syslog. Il en résulte une boucle de contrôle cohérente, qui relie contrôle d’accès, surveillance et détection. Ce dispositif couvre ainsi techniquement des mesures centrales de la Norme minimale TIC.
Pourquoi Syteca pour la Norme minimale TIC ?
Intégrer le PAM au modèle d’administration par niveaux
Contrôles techniques et preuves pour la Norme minimale TIC
TECHWAY GmbH a accompagné Lamprecht de l’analyse des besoins jusqu’à la mise en production de Syteca, en passant par la conception. Cette analyse s’est appuyée sur la Norme minimale TIC et a inclus la comparaison de plusieurs éditeurs. L’enjeu central consistait à aligner l’architecture PAM sur le nouveau modèle d’administration par niveaux. Avec les équipes de sécurité de l’information et d’exploitation informatique, TECHWAY a défini les rôles et les autorisations propres à chaque niveau. Elle a ensuite configuré la rotation automatique des mots de passe et intégré les administrateurs internes ainsi que les prestataires externes au canal d’accès contrôlé. En complément, TECHWAY a mis en place la transmission des métadonnées Syteca au prestataire SOC via Syslog. Les activités privilégiées alimentent ainsi directement la surveillance de sécurité existante. Les mesures ont donc été non seulement mises en œuvre sur le plan technique, mais aussi ancrées sur le plan organisationnel dans le concept de sécurité de Lamprecht.
Avec Syteca, Lamprecht impose techniquement son modèle d’administration par niveaux et protège efficacement les comptes privilégiés contre les abus internes. La rotation automatique des mots de passe, les accès contrôlés et la surveillance exhaustive des actions des utilisateurs concrétisent des mesures centrales de la Norme minimale TIC. Ces protections s’appliquent aussi bien aux administrateurs internes qu’externes. Grâce à la connexion Syslog, les activités privilégiées s’intègrent en outre à la surveillance de sécurité continue assurée par le prestataire SOC. Lamprecht dispose ainsi d’un socle solide pour garantir transparence, contrôle et traçabilité dans la gestion des accès privilégiés. Ce dispositif pourra par ailleurs évoluer au rythme des futures exigences réglementaires.
Qu’est-ce que la Norme minimale TIC et que recommande-t-elle pour les accès privilégiés ?
La Norme minimale TIC est une recommandation de la Confédération visant à améliorer la résilience des TIC. Elle a été élaborée par l’Approvisionnement économique du pays ; l’Office fédéral de la cybersécurité (OFCS) en assure aujourd’hui le suivi. Elle repose sur le NIST Cybersecurity Framework et s’adresse en particulier aux exploitants d’infrastructures critiques. Toutefois, toute entreprise peut l’utiliser comme cadre de référence. Pour les accès privilégiés, plusieurs mesures sont particulièrement pertinentes : la gestion des autorisations et des identifiants (PR.AC-1), ainsi que le moindre privilège et la séparation des tâches (PR.AC-4). S’y ajoutent les enregistrements d’audit et les journaux (PR.PT-1), de même que la surveillance des collaborateurs et des prestataires externes (DE.CM-3, DE.CM-6). Syteca met ces mesures en œuvre techniquement et en rend l’application démontrable, notamment auprès des auditeurs internes et externes.
Qu’est-ce qu’un modèle d’administration par niveaux et comment Syteca en assure-t-elle l’application ?
Un modèle d’administration par niveaux sépare les comptes administratifs selon les niveaux des systèmes. En règle générale, le Tier 0 concerne l’infrastructure d’identité, le Tier 1 les serveurs et applications, et le Tier 2 les postes clients. Les identifiants privilégiés d’un niveau supérieur ne sont jamais utilisés sur les systèmes d’un niveau inférieur. Les attaquants ne peuvent ainsi pas les y dérober pour étendre leurs droits. Syteca n’attribue à chaque administrateur que les comptes prévus pour son rôle et son niveau. Elle assure en outre la traçabilité de chaque session privilégiée.
Comment la rotation automatique des mots de passe protège-t-elle contre les attaques internes ?
Les mots de passe statiques des comptes privilégiés sont souvent connus de plusieurs personnes et restent valides longtemps. Ils restent notamment utilisables après un changement de fonction ou la fin d’un mandat de prestataire. Syteca les renouvelle automatiquement selon un calendrier, à la demande ou, en option, après chaque restitution d’un mot de passe emprunté. De plus, lorsque les identifiants sont injectés à la connexion, les administrateurs n’ont même pas besoin de les connaître. L’utilisation abusive d’identifiants divulgués devient donc nettement plus difficile.
Comment les données collectées par Syteca alimentent-elles le SOC ?
Syteca transmet les métadonnées de session, les alertes et les entrées du journal d’audit aux plateformes SIEM et SOC via Syslog. Elle utilise les formats standard CEF ou LEEF, avec chiffrement TLS sur demande. Le prestataire SOC peut ainsi corréler les activités privilégiées avec d’autres sources d’événements et évaluer plus rapidement les anomalies. En outre, le lien fourni vers le Session Player permet d’examiner les alertes directement dans le contexte de la session concernée.
La surveillance des sessions privilégiées est-elle compatible avec la LPD révisée ?
En principe, oui, à condition d’être correctement conçue. La surveillance sert la sécurité de l’information et cible spécifiquement les activités privilégiées sur les systèmes critiques. Elle ne porte donc pas sur le comportement général des collaborateurs. Une finalité clairement définie, la transparence envers les personnes concernées et la proportionnalité du dispositif sont déterminantes. Il convient également de restreindre strictement l’accès aux enregistrements. Syteca contribue notamment au respect de ces exigences grâce aux autorisations par rôle et au masquage des données sensibles dans les enregistrements.



